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dimanche 8 septembre 2013

Dartiguepeyrou Jean: 1845-1907

Dartiguepeyrou Jean: 1845-1907

Jean Dartiguepeyrou voit le jour le jeudi 14 août 1845 à Salies-de-Béarn (64270) dans la maison Laplace au quartier du Coût.
AD 64 Salies-de-Béran Registre 5MI499-7, page 154
AD 64 Salies-de-Béran Registre 5MI499-7, page 154
C’est une solide ferme qui appartenait aux Latrubesse.
Il est le fils de Jean Dartiguepeyrou (1815-1880), laboureur, âgé de 30 ans et de Marie Latrubesse (1814-1885), ménagère, âgée de 31 ans. Ces derniers se sont mariés le 11 janvier 1841 à Salies-de-Béarn et habite la ferme familiale. Une première fille, nommée Jeanne, naît le 6 Août 1842.
Naissance de Jeanne Dartiguepeyrou le 6 Août 1842
Naissance de Jeanne Dartiguepeyrou le 6 Août 1842
Jean Dartiguepeyrou joue dans la cour de la ferme ignorant les barricades qui renversent la monarchie de juillet pour faire place à la Seconde République (1848). Il vient d’échapper à l’épidémie de grippe (1847) qui ravage l’Europe. Une petite sœur vient de naître le 24 décembre 1848. Elle sera baptisée sous le nom de Marie.
Naissance de Marie Dartiguepeyrou le 24 Décembre 1848; AD 64 Salies registre 5MI499-7 page 236
AD 64 Salies registre 5MI499-7 page 236

De santé fragile, Jean est couvé par sa mère qui redoute les dernières nouvelles signalant le retour du choléra (1849). Une deuxième épidémie de choléra survient lors de ses 9 ans (1854) bien plus préoccupante que les nouvelles d’un second empire français instauré le 2 décembre 1852.
Jean suit son père dans les champs et souvent le seconde. Parfois même, quand son père est fatigué, Jean prend la charrue. Ainsi de ses 15 ans, il voit les jours passer, les saisons se suivre. Il apprend à deviner le temps auprès des anciens du village. La guerre franco-prussienne (19 juillet 1870 au 29 janvier 1871) et l’avènement de la troisième république n’ont aucun écho dans ce Béarn. Le monde de Jean tourne autour de la place où chacun se retrouve le dimanche ou les jours de marché.
Petit à petit, il remplace son père.
Laboureur comme ses ancêtres, Jean aime son métier, aime la vie et aime aussi la jeune Marthe, fille de feu Jean Lantiat-Lespérance (1813-1857) et de Marie Laclau. Il en parle souvent à Jean (1851-1924), frère de Marthe, quand ils se croisent su le chemin du Coût. Jean montre l'exemple en épousant la cousine Marie Dartiguepeyrou le 21 Avril 1877.
Ce qui devait arriver arriva. Ils se marient  le samedi 31 mai 1879 à Salies-de-Béarn. Jean a 33 ans, Marthe 31 ans.
[caption id="attachment_7302" align="aligncenter" width="1024"]Mariage de Jean Dartiguepeyrou et de Marthe Lantiat le 31 Mai 1879. Partie 1
Mariage de Jean Dartiguepeyrou et de Marthe Lantiat
Mariage de Jean Dartiguepeyrou et de Marthe Lantiat le 31 Mai 1879

Ce couple aura six enfants :

Le 9 décembre 1880 naît son fils Jean.
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AD 64 Salies Registre 5MI499-7 Page1060
La joie de cette première naissance est vite assombrie par le décès de son père, 8 jours plus tard.
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AD 64 Salies Registre 5MI499-11 Page 1494

Le 20 septembre 1882 naît sa fille Marie.
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AD 64 Salies Registre 5MI499-7 Page 993

Le 11 mars 1885 naît sa fille Josèphe-Elisabeth.
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Encore une fois le destin s’acharne sur la famille : Sa mère Marie meurt le 14 avril 1885.
latrubesse_marie_deces_1814_1885_04_14_salies_5MI499_11_p1610
AD 64 Salies Registre 5MI499-11 Page 1610

Le 18 mai 1887 naît sa fille Anna.

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AD 64 Salies Registre 5MI499-7 Page 1385

Le 27 juillet 1889 naît sa fille Marie-Félicie.

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AD 64 Salies Registre 5MI499-7 Page 1451

Le 25 mai 1892 naît sa fille Louise.
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AD 64 Salies Registre 2MIEC page 21

Son fils Jean comme ses ancêtres avant lui, a pris naturellement le relais dans les travaux des champs.
Le 30 octobre 1906, bien que déjà très fatigué, il assiste au mariage de sa fille Marie (1882-1956) avec Paul Pruel.
Jean DARTIGUEPEYROU est décédé le mardi 19 mars 1907, à l'âge de 61 ans, à Salies-de-Béarn. Il est inhumé dans le cimetière Saint-Martin.
Il ne verra pas le mariage de sa fille, mon arrière grand-mère, Josèphe-Elisabeth (1885-1957), avec Pierre-Jules Descoueyte (1886-1957) le 15 Juillet 1910 à Salies-de-Béarn.
Il ne verra pas le mariage de son fils Jean (1880-1973) avec Marie Marthe Pouyès-Chibolette le 22 Avril 1911 à Salies-de-Béarn.
Ses deux filles sont parties vers Paris, peut-être placées dans de bonnes maisons :
Anna-Marie épousera, dans le 20ème arrondissement, Fernand-Luce Godard le 7 mars 1914, veille de la première guerre mondiale. Sa mère, Marthe Lantiat, ne peut y assister et va bientôt succomber à la maladie (26 février 1915)
Marie-Félicie (1889-1980) suit sa sœur en épousant le 28 Octobre 1919 Paul Thibault, aussi dans le 20ème arrondissement de Paris.

mardi 20 août 2013

WW 1 and Chinese?: Des chinois en 1914-1918?

On pensait tout connaître du conflit de 1914 à 1918.


  • Les différents belligérants et la chronologie de leur entrée dans cette première guerre mondiale, 
  • Les logiques antédiluviennes de quelques généraux et  la boucherie humaine qui en a découlé, 
  • Les spasmes de chaque nation qui ont changé la face du monde,
  • Les hommes de la famille qui ont trempé leur godillots




On avait fait le tour de la question.

Jusqu’à cet article !

Mais que vient faire la Chine en ce début de vingtième siècle ?


En 1914, les soldats s'enlisent au front et les Alliés manquent de main-d’œuvre. Les gouvernements alliés et chinois négocient alors dans la plus grande discrétion la venue de travailleurs en Europe pour effectuer de dangereuses tâches de logistique militaire.

Les Russes recrutent 200 000 travailleurs.
Les Anglais 100 000
Les Français 40 000, pour la plupart originaires de la province du Shandong, au nord-est de la Chine.
Ils ne sont pas tous recrutés de la même manière.

histoire et généalogie des familles


Les Anglais mettent en avant les YMCA locales (Young Men Christian Association), dont de nombreux membres parlent le chinois et des agences privées comme la Huimi.
A la fin de l'année 1916, les autorités anglaises organisèrent le recrutement de travailleurs chinois dans le Shandong, d'ailleurs sans aucune coordination avec la mission française du fait de l'incapacité des autorités françaises et anglaises à parvenir à un accord sur ce sujet.
Le recrutement anglais fut plus important : plus de 95 000 travailleurs débarquèrent en France après un très long périple (traversée du Pacifique, du Canada et de l'Atlantique pour près de 40 000 d'entre eux, passage du Cap de Bonne Espérance pour les autres) et débarquèrent surtout au Havre et à Calais.
Ils furent employés au déchargement des navires, aux transports des munitions et matériaux divers dont l'armée anglaise avait besoin, à la réparation des tanks, à la construction de voies ferrées et à la réfection des routes ainsi qu'aux travaux de défense (aménagement de tranchées).
C’est ainsi que l’armée britannique créera des Labour Corps (unités de travail) composés de civils volontaires qui compteront en 1918 jusqu’à 100.000 Egyptiens, 21.000 Indiens et 20.000 Sud-Africains sur les deux fronts français et moyen-oriental  et le renfort de 100.000 chinois.

Les Français confient cette tâche en partie à des associations comme le Mouvement Travail-Etudes ou l’Etude Frugale en France. 
Une mission commandée par le Lieutenant Colonel Truptil arriva à cet effet en Chine en janvier 1916, et, après de longues négociations conclut une convention avec des dignitaires chinois chargés d'opérer ce recrutement. C'est ainsi qu'arrivèrent à Marseille environ 37 000 travailleurs chinois provenant essentiellement du Shandong et du Hebei mais également du Jiangsu et du Guangdong.
Ils furent principalement affectés aux usines de guerre puis du fait de la pénurie persistante de main d'œuvre aux principaux ports français pour un millier d'entre eux ainsi qu'à la zone des armées.

Donc  quelques  140 000 Chinois ont ainsi été recrutés dans leur pays à partir de 1916, ont traversé le globe et sont venus travailler en France et en Belgique. Placés sous commandements britannique et français, ils sont arrivés en Europe début 1917, pour les premiers.

Histoire et généalogie de la famille


Chez  les Britanniques, les travailleurs chinois sont ainsi intégrés dans le « Chinese Labor Corps » et doivent œuvrer dix heures par jour, 6 ou 7 jours par semaine (les témoignages diffèrent). Le tout pour un salaire de 1 franc par jour.

Histoire et généalogie de la famille

Chez les Français, intégrés à l’armée, leur contrat de travail stipule qu’ils doivent recevoir le même traitement que les auxiliaires européens. Rien ne dit que cela ait été le cas. Ils reçoivent entre 1 et 5 francs par jour. A cette occasion, le syndicat CGT fait quelques manifestations pour demander l’égalité de traitement entre tous les travailleurs et éviter une sorte de « dumping » social.

Ils ont alors travaillé sur des chantiers ferroviaires, dans des ports, dans des usines d’armement, mais aussi dans des zones parfois très dangereuses, car proches du front. A la fin de la guerre, ils participent au nettoyage des zones bouleversées par les combats et à la reconstruction. Pour ces travailleurs venus de Chine, le quotidien, c’est aussi la mort.

Plus de 8.000 travailleurs décèdent au total pendant cette période. Beaucoup d'entre eux meurent sous le feu de l'ennemi alors qu'ils creusent des tranchées et déminent des terrains. Les autres sont décimés par les épidémies : grippe espagnole, rougeole, tuberculose.

En 1918, on compte dans la région Nord-Pas-de-Calais 17 camps qui regroupent jusqu’à 96.000 hommes. Les principaux camps sont situés à Boulogne-sur-Mer, Wimereux et Etaples où les Chinois assurent pour les Britanniques le déchargement des navires venant d’Angleterre. L’armée française les emploiera de la même manière dans les ports de Calais et de Dunkerque.

Histoire et généalogie de la famille


Les premiers travailleurs chinois retournent progressivement chez eux à partir de novembre 1918, en fonction de la disponibilité du transport. Les derniers voyages n'ont eu lieu qu'en 1920. Parmi les 140 000 travailleurs chinois qui ont fait le voyage vers l’Europe, nombreux sont ceux qui ne sont pas rentrés au pays.
Il faut savoir qu’à la fin de la guerre, les Britanniques décident de rapatrier la totalité des travailleurs chinois, tandis que les Français leur donnent le choix de rester en France.

En mars 1919, ils sont encore près de 80.000 à être présents sur le sol français, mais la plupart repartent vers leurs terres d’origine.

Certains s’installent. 

Ainsi, les archives de la Somme font état de plusieurs chinois fondant des foyers dans ce département. Pour d’autres, environ 3.000, c’est l’implantation en Région parisienne, dans des villages comme Noisy-le-Grand ou Torcy et bien entendu le 13ème arrondissement de Paris, qui n’est pas encore nommé « Chinatown ».
Mais plus de 2500 travailleurs sont certainement morts à la guerre en effectuant leur travail ou des suites d’une maladie.

Bien sûr, à la fin de la Première Guerre mondiale, les gouvernements anglais et français s’empressent de remercier l’Empire chinois pour son aide précieuse. Et ce d’autant que la Chine a déclaré la guerre au Reich en août 1917. Pour autant, au congrès de Versailles, en 1919, les Alliés acceptent les demandes japonaises de reconnaître leur annexion des concessions allemandes en Chine !


Plusieurs années après la fin du conflit mondial, la commission impériale britannique des sépultures de guerre,  CWGC, a fait construire des cimetières en hommage aux soldats et aux travailleurs morts pendant la guerre. Elle a adopté une résolution selon laquelle les victimes de guerre doivent reposer sur le sol où elles avaient été ensevelies, près de l’endroit de leur première bataille. C’est ainsi que des travailleurs chinois sont enterrés dans des cimetières militaires britanniques en France et en Belgique ou dans les cimetières communaux français ».

histoire et généalogie de la famille


Pour en savoir plus, je vous conseille, entre autre:

exposition virtuelle
Chinese Labor Corps
Source
Chine Aujourd'hui
Souvenir Français
Ecole Jaurès-Curie de Sains-en-Gohelle
les chinois en Europe
et
6 videos

Serge Billard-Baltyde

mardi 13 août 2013

Guerre 1914-1918: Mobilisation en Allemagne

Le site familial est construit sur une base Wordpress dans laquelle j’ai inclus la partie généalogique grâce au logiciel TNG Genealogy. Dans les nombreux rapports proposés, plus ou moins utiles, nous pouvons obtenir la liste des poilus, ou soldats, ayant participé à la première guerre mondiale de 1914 à 1918.
Les paramètres d’inclusion des fiches généalogiques individuelles comprennent, entre autre, l’âge en 1914 et l’âge en 1918 de tous les hommes ayant vécu durant cette période.
C’est là que se pose le problème...
A partir et jusqu’à quel âge était-on susceptible d’aller faire un tour dans les tranchées ?

billard baltyde


Voici le résumé de  la littérature pour l’Allemagne:

Les 840 000 hommes (Terre= 761 000, Marine= 79 000) de l'armée d'active (soit ceux de 20 à 22 ans) sont renforcés dès le 2 août 1914 par l'incorporation des réservistes (22 à 28 ans) pour former 51 divisions d'active (chacune de 16 650 hommes), 31 divisions de réserve et 11 divisions de cavalerie.
La Landwehr (28 à 38 ans) est incorporée entre le 3 et le 8 août, formant 41 Landwehr-Brigaden (soit la valeur de 26 divisions). 250 000 hommes de l'Ersatzreserve ("réserve de remplaçants") sont appelés dans les dépôts à partir de la fin d'août (d'abord les hommes ajournés des classes 1912 et 1913, puis l'ensemble des 12 classes) pour former 19 Ersatzbrigaden ainsi que les garnisons des forteresses (soit la valeur de 11 divisions). Ils seront envoyés au combat à partir du 9 octobre. La Landsturm (38 à 45 ans) est elle-aussi mobilisée  pour former 340 bataillons utilisés comme garnisons ou pour la surveillance des voies de communication.

Enfin en date du 11 août, environ 1 000 000 hommes se sont portés volontaires (Kriegsfreiwilligen), notamment les jeunes des classes 1914, 1915 et 1916 (Junge Regimenter), formant 14 nouvelles divisions de réserve, mais engorgeant les casernes à un tel point que l'appel théoriquement en octobre de la classe 1914 (450 000 hommes) est reporté à janvier 1915 (formant 13 nouvelles divisions de réserve).
Total : sur 70 millions d'habitants, 9 750 000 hommes sont âgés de 17 à 45 ans et donc soumis aux obligations militaires, dont 4 900 000 sont instruits, dont 3 822 000 hommes sont mobilisés. 2 147 000 sont affectés à l'armée de campagne, formant 123 divisions en août, puis 138 en octobre.

Serge Billard-Baltyde

mardi 6 août 2013

Guerre 1914-1918: Mobilisation en France

Le site familial est construit sur une base Wordpress dans laquelle j’ai inclus la partie généalogique grâce au logiciel TNG Genealogy. Dans les nombreux rapports proposés, plus ou moins utiles, nous pouvons obtenir la liste des poilus, ou soldats, ayant participé à la première guerre mondiale de 1914 à 1918.

billard baltyde


Les paramètres d’inclusion des fiches généalogiques individuelles comprennent, entre autre, l’âge en 1914 et l’âge en 1918 de tous les hommes ayant vécu durant cette période.
C’est là que se pose le problème...
A partir et jusqu’à quel âge était-on susceptible d’aller faire un tour dans les tranchées ?

Voici le résumé de  la littérature pour la France:


D'août 1914 à novembre 1918, la France mobilisa 8 700 000 soldats et marins, comprenant 33 classes d'âge, soit celles des hommes de 48-50 ans ans (classe 1886) à 20 ans (classe 1919).
Il faut savoir que la «classe» correspond à l’âge de 20 ans.

En août 1914 les 15 classes 1896 à 1910 (donc des hommes de 24 à 38 ans) sont mobilisées. Au total, 3 877 000 hommes sont sous les drapeaux en août 1914, sur une population de 38 millions d'habitants, formant 94 divisions : 47 d'active (chacune de 17 286 hommes), 25 de réserve, 12 territoriale et 10 de cavalerie.
De septembre à décembre 1914, c'est au tour des 4 classes antérieures 1892 à 1895 (hommes de 39 à 42 ans).
En décembre 1914, incorporation par anticipation de la classe 1915.
De mars à avril 1915, ce sont les classes 1889 à 1891 (hommes de 43 à 45 ans).
En avril 1915, incorporation par anticipation de la classe 1916.
En janvier 1916, incorporation par anticipation de la classe 1917.
En avril et mai 1917, incorporation par anticipation de la classe 1918.
En avril 1918, incorporation par anticipation de la classe 1919.

Il ne faut pas oublier  les 71 000 engagés volontaires, qui,  soit devancent l'appel (le record est à 15 ans),  soit sont étrangers (ces derniers sont 26 000 en 1914).

Ces hommes ont été incorporés dans:

L’armée d'active : 20 à 23 ans
et sa réserve: 24 à 35 ans
L'armée territoriale: 35 à 41 ans
et sa réserve: 41à 48 ans.

Par contre quelques aménagements ont été observés pendant les 4 années de guerre.

Selon la loi de mobilisation de 1905 partiellement modifiée par celle de 1913, il n'y a aucune dispense pour les hommes mariés,avec ou sans enfant(s). C'est ce qu'on appelle alors "l'égalité de l'impôt du sang".

Seuls les pères de familles nombreuses bénéficient de quelques "privilèges" à la mobilisation (article 48 de la loi de mobilisation de 1905):

Les réservistes de l'armée d'active (24 à 35 ans) pères de 4 enfants vivants passent de droit et définitivement dans l'armée territoriale (ils sont donc affectés dans l'arrière front avec des hommes de 35-41 ans).

Les pères de 6 enfants vivants passent de droit dans la réserve de l'armée territoriale (encore plus préservés du danger).

Mais face au caractère meurtrier du conflit, face à la multiplication d'orphelins et aux protestations des épouses de mobilisés, face à l'angoisse du vide éducatif laissé par des pères morts au front, le pouvoir a mis en place une législation et une réglementation plus favorables aux mobilisés, pères de famille. Il ne s'agissait pas de les démobiliser - car il y a une crise des effectifs- mais de les affecter prioritairement dans les services les moins exposés des différentes armes de l'armée française.

Serge Billard-Baltyde

mercredi 31 juillet 2013

Génétique des populations amérindiennes

Je viens de tomber sur un excellent article dans le blog "découvertes archeologiques"
Cela rejoint les généalogistes qui s'intéressent à la génétique et aux séquences ADN

Tiré de :
http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2012/07/les-natifs-americains-proviendraient-de.html



Histoire et généalogie de la famille Billard-Baltyde


Les scientifiques ont constaté que les populations amérindiennes, du Canada à la pointe sud du Chili, proviennent d'au moins trois migrations différentes.

La majorité descend entièrement d'un seul groupe de premieres migrants d'Amérique qui a traversé la Béringie, un pont terrestre entre l'Asie et l'Amérique qui existait pendant les périodes glaciaires il y a plus de 15.000 ans.

En étudiant les variations de séquences d'ADN des autochtones américains, l'équipe internationale a constaté que, tandis que la plupart des populations amérindiennes sont nées de la première migration, deux migrations ultérieures ont également apportées d'importantes contributions génétiques.


"Pendant des années, les théories sur les migrations simples ou multiples en provenance de Sibérie sur le peuplement des Amériques étaient sujettes à controverses", a déclaré Andres Ruiz-Linares , professeur de génétique humaine à l'Université College de Londres et coordonnateur de l'étude, "nos recherches s'installent dans ce débat: les Amérindiens ne provienne pas d'une migration unique. Notre étude commence aussi à faire la lumière sur les modes de dispersion humaine dans les Amériques."

pour lire la suite de cet excellent article


mercredi 24 juillet 2013

Les poilus de 14-18: Mémoire des Hommes, une très bonne source

Mémoire des hommes est destiné à mettre à la disposition du public des documents numérisés et des informations issues des fonds d’archives et des collections conservés par le ministère de la Défense.
Pour la première guerre mondiale:


La première base présente plus de 1,3 million de fiches individuelles numérisées de militaires décédés au cours de la Grande Guerre et ayant obtenu la mention "Morts pour la France". La seconde comprend plus de 70 000 fiches individuelles numérisées de soldats ayant appartenu à l’aéronautique militaire. La dernière base présente les images numérisées des journaux des marches et opérations, des carnets de comptabilité en campagne, des journaux de bord, etc. de toutes les unités militaires engagées durant la Première Guerre mondiale.

Plus de 1,3 million de militaires décédés au cours de la Grande Guerre et ayant obtenu la mention "Mort pour la France" figurent sur cette base de données.

La mention "Mort pour la France" est accordée, suivant certaines conditions, en vertu des articles L488 à L492bis du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre.Celle-ci a été constituée par la numérisation et l’indexation des fiches élaborées au lendemain de la Première Guerre mondiale par l’administration des anciens combattants et aujourd’hui conservées par la direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives du ministère de la Défense.
Cet ensemble de fiches nous a été transmis tel qu’il a été constitué et ne prétend pas à l’exhaustivité.
Un document historique n’a pas vocation à être enrichi et complété. En cas d’erreur manifeste, toutefois, des modifications pourront être effectuées sur le document en ligne, soit à l’initiative de l’administration, soit à la demande des particuliers souhaitant exercer leur droit de rectification conformément à l’arrêté portant création du site Internet Mémoire des hommes, en écrivant au webmestre ou à l’adresse postale indiquée dans l’aide à la recherche.

La base de données du personnel de l’aéronautique militaire de la Première Guerre mondiale résulte de la numérisation et de l’indexation d’un fichier conservé par le département Air du Service historique de la Défense au château de Vincennes

Cet ensemble de fiches nous a été transmis tel qu’il a été constitué et ne prétend pas à l’exhaustivité.Elle comprend plus de 74 000 fiches de personnels ayant appartenu à l’aéronautique militaire au cours de la Grande Guerre, qu’il s’agisse du personnel navigant (pilotes, observateurs, mécaniciens de bord, mitrailleurs) ou du personnel au sol (mécaniciens, météorologues, techniciens photographes, voiliers, charpentiers, et tout le personnel d’intendance).
Un document historique n’a pas vocation à être enrichi et complété. En cas d’erreur manifeste, toutefois, des modifications pourront être effectuées sur le document en ligne, soit à l’initiative de l’administration, soit à la demande des particuliers souhaitant exercer leur droit de rectification conformément à l’arrêté portant création du site Internet Mémoire des hommes, en écrivant au webmestre ou à l’adresse postale indiquée dans l’aide à la recherche.

La direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA), en partenariat avec le Service historique de la Défense (SHD), a souhaité étendre à un plus large public l’accès aux fonds documentaires du ministère de la Défense en complétant les informations individuelles des fichiers des « Morts pour la France » déjà en ligne. Les trois onglets vous permettent d’accéder aux différentes pages de l’application.

C'est ainsi que j'ai pu rapidement ce soir retrouver 5 fiches:

Mort de la grippe le 9 mars 1919 à l'hôpital Saint Mandrier de Toulon

Billard Henri Alfred
Disparu le 5 novembre 1916 à Sailly-Saillisel


Disparu, tué à l'ennemi le 20 Décembre 1914 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus


Morereau Hippolyte
Décédé le 20 mars 1915 par septicémie après blessure au genou à l'hôpital de Dax


Tué à l'ennemi le 8 mai 1918 à Hallebast,8900,West Vlaanderen, Belgique


Il m'a fallu environ deux heures pour récupérer ces fiches et les mettre en blog.

Sur le site familial, j'ai pu créer un rapport qui contient l'identité de tous les hommes qui avaient l'âge pour être mobilisés.
On arrive à 233 individus...........................






dimanche 21 juillet 2013

News 1: Histoire,généalogie de la famille Billard-Baltyde

Bonjour,

Quelques nouvelles récentes du site de généalogie:

Tout d'abord pour répondre à la question de la filiation de Jean-François Champollion, traducteur des hiéroglyphes. La recherche, effectuée à partir des registres de l'AGHA des Hautes Alpes, a permis de remonter au début du 18ème avec des filiations tenues. L'origine des Champolion, Champoleon ou Champollion, Champolleon se trouve bien dans les petits villages du Champsaur et en particulier autour du lac du Sautet, ouvrant sur les gorges du Drac et frontière entre les Hautes-Alpes et l'Isère. Il y a donc un lien entre les deux familles, au moins géographique si ce n'est prouvé dans les registres. Cela a permis quand même de dénombrer 369 Champolion!!

Vous en trouverez les dates de naissance, de mariage et de décès pour la plupart à la lecture du site.


histoire,généalogie,famille
Naissance de Jean Champollion: 5 Août 1806


J'ai rencontré un magnifique "Bug" dans mon logiciel en ligne qui m'a fait reprendre une grande partie de mes données (60.000 fiches). Heureusement qu'il existe des sauvegardes. Mais cela sert de leçon, car j'ai blanchi quand mes données sont passées en une seconde de 60.225 à 81 .... J'y ai perdu au moins une trentaine de Champolion (dans les registres de mariages des Hautes-Alpes qu'il me faudrait reprendre, un jour...)

Ne voulant pas m'arrêter en si bon chemin et fort de mes recherches de février en Ariège, j'ai fait un relevé des Morereau, Mourareau, Monerau et autres transcriptions dans les villages de Freychenet, où j'ai pu scanner les documents les plus récents, et de Montferrier. Vous trouverez le résultat détaillé ainsi qu'un document retraçant les diverses orthographes de ce nom de famille dans les 434 fiches faites.... 
Je pense y retourner en septembre prochain pour étudier les registres de Montferrier.
histoire,généalogie,famille
Montferrier: 30 Octobre 1921


Je remercie en particulier  Marie-Josée Clanet, Marc Chapis, Chritian Falcou et Pierre Castelli pour leur contribution grâce aux données de Geneanet. (Les ajouts sont notés avec leur source)

J'espère attirer quelques réponses, quelques critiques ainsi que des correction ou précisions de votre part.

Profitez-en, utilisez toutes les données comme bon vous semble mais précisez le nom du Site Familial (un peu de pub, ça fait du bien).

En vous souhaitant la meilleure journée possible et la réussite de vos entreprises.

Serge